La grossesse survient de plus en plus tard.
Source: Wikimedia

À l’instar de la duchesse de Sussex qui vient d’avoir son premier enfant à 37 ans, de nombreuses femmes tombent enceintes de plus en plus tard. C’est une tendance que nous pouvons également observer chez les célébrités telles que Shakira, Alyssa Milano ou Penelope Cruz. L’âge moyen à la maternité chez les Québécoises est passé au-delà de 30 ans depuis 2011. C’est la première fois dans l’histoire que le seuil des 30 ans est dépassé. Mais quelles en sont les raisons ? Découvrez dans cet article les facteurs qui influencent l’âge de la première grossesse des femmes.

Quelques chiffres

Comme nous le disions ci-dessus, depuis 2011, l’âge moyen à la maternité est passé au-dessus de 30 ans. C’est également le cas dans tout le Canada. Chaque année, la moyenne augmente de plus en plus, d’environ 0,1 an au minimum. Tandis que le nombre de naissances au Canada varie entre 377 000 et 385 000, le nombre moyen d’enfants par femme connaît un déclin : de 1,68 enfant par femme en 2009, on passe à 1,54 enfant en 2016. Concernant l’âge de la première grossesse, la moyenne ne cesse d’augmenter. En 2016, elle était de 29,2 ans, après avoir progressé de 0,5 an en seulement 5 ans.

La tendance est similaire chez nos voisines, les Américaines. En 2018, l’âge moyen de la première grossesse aux États-Unis était de 28 ans, alors qu’elle était de 24,9 ans dans les années 2000, contre 21,4 dans les années 1970. On peut alors se demander quelles sont les raisons de cette évolution : pourquoi les femmes tombent-elles enceintes de plus en plus tard ?

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La carrière professionnelle

Un enfant peut avoir un fort impact sur la carrière d’une femme. Il peut retarder ou compromettre le démarrage ou la poursuite d’une carrière. Beaucoup d’employeurs voient les enfants comme un frein voire un obstacle à la carrière professionnelle d’une femme. Même si la question de savoir si une candidate a ou compte avoir des enfants peut paraître délicate pour les employeurs, beaucoup de candidates sont conscientes que le fait d’avoir des enfants ou d’envisager une future grossesse peut réduire les chances d’une embauche. De nombreuses femmes décident donc d’abord de se faire une place dans le monde du travail et d’obtenir un travail stable et bien payé avant d’envisager d’agrandir sa famille. D’après une étude effectuée auprès de femmes américaines, 41 % d’entre elles pensent qu’il est préférable d’attendre avant d’avoir un enfant, alors que 37 % indiquent qu’il vaut mieux avoir un enfant avant de monter les échelons.

Ainsi, afin d’éviter de jongler entre le boulot dans lequel la femme souhaite progresser et son rôle de mère, beaucoup décident de faire passer dans un premier temps la carrière afin de s’y concentrer pleinement. Le facteur économique est également en jeu ici aussi : un enfant coûte en moyenne entre 3000 et 10 000 dollars canadiens par an. Les femmes et les couples en général préféreront ainsi avoir deux bons salaires afin de permettre une belle vie à leur enfant, plutôt que d’avoir un enfant à un plus jeune âge avec un métier peu stable et de faibles revenus.

L’éducation

Cela va probablement de pair avec le métier : les femmes qui ont un haut niveau d’étude ont des enfants plus tard. Les femmes ayant une maîtrise aux États-Unis ont en moyenne leur premier enfant à 30 ans, tandis que celles ayant arrêté leurs études après l’enseignement secondaire l’ont à environ 24 ans. Cela s’explique d’une part par le fait que les études secondaires peuvent durer de 3 à 5 ans, parfois plus. Les femmes qui font des études n’ont alors tout simplement pas le temps de s’occuper d’un enfant. Suite aux études, les femmes veulent avoir un sentiment d’accomplissement dans leur carrière, et cela repousse encore le moment d’avoir un enfant.

La contraception

La contraception est aujourd’hui un sujet central dans les couples. Les avancées médicales permettent d’éviter les grossesses accidentelles. D’une part, les FIV et l’avortement ont permis aux femmes d’interrompre leur grossesse en cas d’enfant non désiré. Ainsi, les femmes pouvaient continuer leurs projets sereinement. D’autre part, les nombreuses options de contraception sont disponibles aux femmes. Autrefois, elles étaient destinées aux couples mariés dans un but de régularisation de cycle. Certaines statistiques, comme le Guttmacher Institute, montrent que l’utilisation des contraceptifs en général a largement augmenté, et qu’en parallèle le taux d’avortement aurait baissé, même si l’avancée en médecine permet aux femmes d’être plus confiantes lors d’une interruption de grossesse.

Enfin, il faut également noter que de plus en plus de femmes décident de ne pas être mères : concernant la question de l’avancée de la carrière, 20 % des femmes pensent qu’il est mieux de ne pas avoir d’enfant pour avoir un poste élevé. Beaucoup de femmes ne ressentent également pas le besoin d’avoir un enfant pour être épanouies, ou souhaitent continuer à avoir une certaine liberté.